Spirales

 

Synopsis : « Hélène, la cinquantaine paisible, mène une vie sans histoire auprès de son mari, de son fils, de sa fille et de ses petits-enfants. Hélène est une épouse modèle, une femme parfaite. Un jour d'été caniculaire à Paris, sur un coup de tête, elle cède aux avances d'un inconnu. L'adultère vire au cauchemar quand, au lit, l'amant sans nom meurt d'une crise cardiaque. Hélène s'enfuit, décidée à ne jamais en parler, et surtout, à tout oublier. Mais, dans son affolement, elle laisse son sac à main... avec ses papiers. Happée par une spirale infernale, Hélène ira très loin pour sauver les apparences. Très loin, mais jusqu'où? Dans ce roman au suspense hitchcockien, Tatiana de Rosnay explore les arcanes de la bonne conscience et la frontière fragile entre le bien et le mal. »

 

Mon avis : Hélène goûte à un adultère éphémère. Zarko, son amant de quelques heures, dont elle ne connaît rien, meurt d’une crise cardiaque pendant leur acte sexuel. Acte, qui lui restera en mémoire, car elle n’avait jamais ressenti une telle jouissance, malgré la brutalité exercée. Elle s’enfuit devant le teint violacé de cet homme, laissant son sac sur place. Elle ment à la police, à son mari, à tout son entourage, pour se préserver de la honte. Malgré l’obsession de ce cadavre, elle continue à vaquer à ses occupations, mais elle sait qu’elle est déjà perdue. Tout s’enchaîne et elle est happée dans les « spirales » de l’horreur et de la culpabilité.

La fin de l’histoire reste floue.  S’agissait-il d’un monstrueux cauchemar ou n’a-t-elle pas tué la dernière personne ?

L’apparence prime dans ce roman mais à quel prix ? Celui de la culpabilité totalement destructrice de la nature humaine.  Chaque être, si parfait semble-t-il, peut aisément basculer et devenir un monstre.

L’écriture lisse de l’auteur et l’intrigue haletante de son roman entraînent le lecteur dans ces « spirales », où il peut tergiverser autant que le personnage principal. Un vrai bonheur !